réflexion sur la fin de vie
Très souvent, lorsque j’échange avec des personnes récalcitrantes au suicide assisté, toutes me répondent : beaucoup de patients qui ont réclamé la mort avant l’heure fatidique sont revenus sur leur décision. Lorsque j’affirme que je préférerai le suicide assisté plutôt qu’une fin de vie comme mon papa, idem on me répond que je changerai peut être d’avis le moment opportun. A l’heure actuelle, non je ne pense pas, je n’ai pas envie de terminer mes jours avec un corps décharné et souffrant, je préfère être sûre éviter à avoir à supporter une agonie.
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Les membres de la convention collective sur la fin de vie attendaient avec impatience le projet de loi. En voici quelques points :
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Comment pouvoir éviter la souffrance en fin de vie ? Certains me répondront que je suis utopique, que cela est impossible. Dans ce cas, seule l’aide active à mourir apporterait la certitude de ne pas souffrir ? Les personnes refusant l’AAAM seront elles condamnées à souffrir. Fort heureusement, la fin de vie n’est pas synonyme de souffrance dans la plupart des cas mais parfois …….Rien de prédestinait mon papa à décéder dans de telles conditions, l’équipe médicale nous ayant promis que tout serait mise en oeuvre pour qu’il ne souffre pas : notre hantise, étant donné la difficulté à estimer son degré de souffrance. D’ailleurs, le matériel pour la mise en place de la sédation était déjà à notre domicile mais n’a été utilisée que 2 mois après l’arrêt de l’alimentation.
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