Les prémices de la future loi….sera elle vraiment adaptée aux maladies neurodégénératives ?
A mon sens, trop peu de personnes seront concernées par l’éventuelle future loi sur l’aide active à mourir. Quelles solutions auront les autres personnes qui, elles, ne seront pas autorisées à cette aide et celles qui ne le souhaiteraient pas ? Attention, je ne dis pas qu’il ne faut pas instaurer cette loi (bien au contraire ).
- Pour bénéficier de l’aide active à mourir, une clause prévoit que la personne devra être « apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée. » (sous section 2 Art. L. 1111‑12‑2.)
- Pour les personnes atteintes de maladie neurocognitives et non communicantes , la sédation sera le seul moyen d’éviter souffrance à toute douleur réfractaire étant donné qu’elle ne rempliront pas les critères d’accès à l’aide active à mourir.
- Comment alors, être sûr, que la sédation leur sera autorisée ? Que les médecins ne leur refuseront pas cet acte : refus encore trop répandu.
Ce que je souhaite tout simplement : Que chaque être humain, dans un pays civilisé ou supposé humain comme le nôtre, puisse quitter cette terre sans souffrance. Cela peut paraître évident mais ne l’est pas. Certains me répondront que le cas de mon papa est rare, isolé. Il n’est pas si rare que ça, juste que ces fins de vie scandaleuses sont malheureusement réduites au silence face à la suprématie parfois du corps médical. I
Il faut bien garder en mémoire que :
LA SOUFFRANCE DU PATIENT EST LAISSE A LA LIBRE APPRÉCIATION DU CORPS MÉDICAL qui est supposé mieux savoir que lui sa résistance à la souffrance…...
Souffrons nous tous de la même façon ? Et qu’en est il des personnes, comme celles atteintes de la maladie de Charcot, qui ne sont pas en fin de vie, doit on les laisser souffrir en attendant que mort naturelle survienne…
La réflexion est ouverte, je ne permettrais pas de juger, chacun est libre de ses choix mais à mon sens ne doit pas les imposer à autrui.
